debardeurs

Le métier de débardeur au Port de Montréal

L’APM salue l’initiative de l’Association des Employeurs Maritimes (AEM) qui a produit une superbe vidéo mettant en lumière les métiers reliés au transport de marchandises et de la logistique, plus particulièrement le métier de débardeur, chez les femmes et les minorités visibles.

Sur fond de magnifiques images illustrant à la fois les infrastructures et les opérations portuaires, cette vidéo explique et présente très concrètement ce qu’est le métier de débardeur au Port de Montréal.

Débardeur : un métier bien rémunéré, qui requiert de la concentration et de la dextérité.

Calée dans le fauteuil de la cabine vitrée, entre ciel et terre, les deux mains fermées sur les manettes, Manon Comtois ne lâche pas des yeux le conteneur suspendu tout au bout du long câble de sa grue.

Elle a besoin de toute sa concentration pendant qu’elle descend la lourde boîte de métal de 40 pieds (12,2 mètres) de long pour la faire atterrir, 20 mètres (65 pieds) plus bas, sur la remorque d’un camion qui a l’air d’un jouet. Les quatre coins du conteneur doivent épouser absolument et parfaitement les quatre coins de la remorque. Clic ! Et de un !

« C’est vrai que j’ai suivi les traces de mon père, mais je ne fais pas du tout le métier qu’il faisait dans son temps ! », constate cette fille – et sœur ! – de débardeur, qui compte déjà 21 ans d’expérience.

En effet, avant l’automatisation des équipements, le métier de débardeur était pas mal plus dur, physiquement. Pour décharger un navire, les hommes ne disposaient que de la force de leurs deux bras. Les marchandises arrivaient en vrac, dans des sacs ou des caisses de bois. Il fallait des semaines pour vider un navire !

Aujourd’hui, on compte le temps de déchargement en heures ! Il faut quelques jours tout au plus pour vider un porte-conteneurs de ses milliers de conteneurs.

Les tâches

Les tâches des débardeurs sont multiples et variées. Le métier de grutier requiert la formation la plus poussée. On trouve plusieurs types de grues sur les différents terminaux. Un débardeur peut aussi être attitré à la conduite d’un camion de terminal, d’une chargeuse, d’une pelle mécanique ou d’un chariot élévateur, dont il existe aussi plusieurs types. Certains débardeurs agissent comme vérificateurs, c’est-à-dire qu’ils coordonnent les déplacements des marchandises, sur le terrain du terminal.

Les défis

Aux dires de Manon et de Sébastien, les horaires représentent le plus grand défi de leur métier. Le débardeur doit être disponible 19 jours sur 21. Pendant ces 19 jours, il peut être appelé à travailler un quart de huit heures à toute heure du jour ou de la nuit. Le chargement ou le déchargement peut s’effectuer 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, selon l’heure d’arrivée du navire au port. Le transport de marchandises n’attend pas !
Les difficultés reliées directement aux tâches sont les caprices de Dame Nature : le froid intense, le vent, le brouillard, la neige, la pluie, la grêle, les tempêtes et les orages.

Pour qui ?

« Le bon candidat type est celui qui est capable de travailler en équipe, qui a une bonne faculté d’adaptation et une bonne capacité à apprendre », dit Guillaume Couture, directeur, effectif et déploiement, de l’Association des employeurs maritimes (AEM). Il y a environ 1 000 débardeurs à Montréal, dont environ 120 femmes.

Qui sont les patrons des débardeurs ?

C’est l’Association des employeurs maritimes (AEM) qui embauche tous les débardeurs des ports de Montréal et de Trois-Rivières. Lorsqu’un navire s’annonce au terminal d’un port, l’opérateur du terminal en question appelle l’AEM pour lui indiquer le nombre de débardeurs dont il a besoin. L’AEM est aussi responsable de former les débardeurs et de négocier leurs conditions de travail au nom des compagnies qu’elle représente.

À découvrir aussi :