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« J’achète toujours mes noix en vrac; je peux les choisir et, en plus, je les paie moins cher et j’évite le suremballage. »

L’expression provient du mot néerlandais wrac et on l’entendait fréquemment dans les ports dès le 15e siècle. Le wrac était un poisson de qualité inférieure, voire douteuse. Au 18e siècle, on se mit à utiliser le mot vrac en parlant des poissons mis dans des barils, sans y être rangés par lits. Ça n’est que vers le milieu du 19e siècle que le terme « en vrac » s’est mis à désigner des marchandises exposées ou transportées sans emballage, sans conditionnement particulier. Dans le commerce de détail, les produits en vrac sont généralement vendus au poids ou au volume.

Dans le transport maritime, le terme réfère aux produits transportés directement dans la cale du navire ou dans les aménagements prévus à cet effet. On distinguera les vracs solides, le sable et le sucre, par exemple, des vracs liquides, comme les produits pétroliers, les vins, huiles et mélasse. Les vracs solides sont transportés dans des vraquiers, tandis que les vracs liquides sont transportés dans des navires citernes.

Au figuré, en vrac peut signifier en désordre, pêle-mêle. Ainsi, on peut livrer ses commentaires en vrac.

En France, des familles portent le nom de Vrac, surtout en Normandie et dans l’est du pays. On croit que ce nom est issu du terme vracage, qui signifiait, en ancien français, un droit sur les épaves et sur les objets perdus. On a pu attribuer ce nom au percepteur de cet impôt ou encore aux pilleurs d’épaves.

Sucre en vrac transbordé chez sucre Lantic, à la jetée Sutherland, dans le Port de Montréal
Sucre en vrac transbordé chez sucre Lantic, à la jetée Sutherland, dans le Port de Montréal

Sources : Antidote, Centre national de ressources textuelles et lexicales, Wikipédia

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