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Le rôle des remorqueurs dans le Port

Les remorqueurs sont petits mais extrêmement robustes. Ils ont des moteurs puissants et une carcasse très solide. « Ce sont les tracteurs de la mer », dit Philippe Filion, en charge des affaires publiques chez Groupe Océan. Le remorqueur Pierre-Julien par exemple a un moteur de 4 000 forces, mais les plus forts sont dotés de moteurs de 8 000 forces. Ils sont équipés pour se frayer un chemin dans la glace très épaisse qui recouvre le fleuve Saint-Laurent. Les remorqueurs sont aussi équipés de puissants canons à incendie et prêts à intervenir au cas où un feu se déclarerait sur un navire ou aux abords de l’eau.

Les remorqueurs offrent également aux navires des services de ravitaillement, ainsi que des services d’assistance aux navires en difficulté. De plus petits bateaux font le taxi pour amener et ramener les pilotes du Saint-Laurent à bord des navires qui empruntent le chenal du fleuve.

Le Groupe Océan possède 34 remorqueurs, dont 5 au Port de Montréal. Le reste de la flotte est posté dans différents ports au Québec, en Ontario et à Terre-Neuve–et–Labrador. Les remorqueurs peuvent être baptisés d’après le nom de personnes membres de la famille du propriétaire, Gordon Bain, ou de personnes qui travaillent au Groupe, comme le vice-président directeur – Projets spéciaux, Pierre-Julien. « M. Bain aime honorer les gens qu’il aime et qu’il respecte », dit Philippe Filion.

En plus des remorqueurs et de la construction navale, le Groupe Océan loue de l’équipement spécialisé pour le nettoyage des fonds marins et l’enlèvement des sédiments. Il possède aussi quelques barges qui servent, notamment, à l’occasion des feux d’artifice sur le fleuve, et pour des travaux comme ceux du pont Champlain. Au total, le Groupe emploie 750 personnes, dans quatre provinces du Canada, dont 90 % au Québec et 34 % à Montréal.

Un parti pris pour l’environnement

Le Groupe Océan a entrepris d’électrifier ses quais, à Montréal, comme il l’a fait à Québec. Ainsi, les remorqueurs à quai, mais en devoir, c’est-à-dire prêts à partir à tout moment, peuvent désormais se brancher sur le système hydroélectrique, plutôt que de fonctionner au diesel pour alimenter le chauffage, l’éclairage et les autres services à bord. Le projet est à la fois écologique et économique. En effet, l’hydroélectricité coûte moins cher et ne pollue pas comme le diesel, en termes de gaz à effet de serre (GES). « Notre objectif, c’est de faire correspondre notre développement avec le développement durable », dit Philippe Filion.

De plus, tous les remorqueurs sont certifiés par l’Alliance verte, un programme volontaire de développement durable pour l’industrie du transport maritime en Amérique du Nord.

Ça vaut la peine de construire les remorqueurs de sorte qu’ils soient plus respectueux de l’environnement, car ils seront dans le paysage portuaire pour encore très longtemps. Les ports ne peuvent tout simplement pas se passer de ces courageux et robustes petits travailleurs !

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