carnet-aut2013_tirant-air

(Photo : Le pont Laviolette de Trois-Rivières)

On connaît le tirant d’eau : c’est la hauteur de la partie du navire qui est submergée, c’est-à-dire qui se retrouve sous l’eau.

Logiquement, le tirant d’air, c’est, vous l’aurez deviné, la hauteur de la partie du navire émergée, c’est-à-dire qui est hors de l’eau. Autrement dit, la partie que l’on voit lorsqu’un bateau est à l’eau.

Pourquoi cette information est-elle importante pour les navires qui naviguent sur le fleuve Saint-Laurent ? Tout simplement parce que des ponts et des fils électriques enjambent le fleuve. Les navires ne doivent pas excéder une certaine hauteur, sous peine de les heurter. L’obstacle incontournable le plus bas, sur le fleuve, est le pont Laviolette, à Trois-Rivières, qui ne laisse que 52 mètres de dégagement sous sa structure. Les navires qui ont un tirant d’air de plus de 52 mètres ne peuvent donc pas remonter le fleuve plus loin.

Le tirant d’air est une donnée primordiale, particulièrement pour les navires de croisière. S’ils sont généralement moins lourds que les navires marchands, et qu’ils ont donc un tirant d’eau moins grand, en revanche, ils sont davantage construits en hauteur. Les nombreux ponts – ou étages – destinés aux activités des passagers font rapidement grimper leur tirant d’air. Un navire de croisière comme le Queen Mary 2, de la compagnie Cunard, compte 15 ponts et a un tirant d’air de 72 mètres, pour un tirant d’eau de seulement 10 mètres, alors que le tirant d’eau d’un gros porte-conteneurs peut atteindre 15 ou 17 mètres.

Certaines lignes électriques qui traversent le fleuve ont une hauteur moindre que le pont Laviolette, à Trois-Rivières Ouest et que celui de Longue-Pointe, dans l’est de Montréal. Hydro-Québec s’apprête à les rehausser à 52 mètres, d’ici l’automne 2014, ce qui permettra à des navires de croisière plus gros de rallier le port de Montréal.

À découvrir aussi :